Cambodge: des trains pour la mer tous les week-ends

Ecrit par: Krystel MAURICE

Dans la gare de Phnom Penh en 2008. Photo Krystel Maurice

Un service de train permettant aux voyageurs de se rendre sur la côte sud depuis Phnom Penh sera désormais assuré chaque fin de semaine.  A l’occasion des congés du Nouvel  An, cette ligne habituellement réservée au transport de fret, avait été rouverte aux voyageurs pour la première fois depuis 14 ans (lire ici).

Devant le succès remporté par l’expérience, la compagnie Royal Railway a décidé de la poursuivre tous les week-ends. La reprise est donc prévue dès cette fin de semaine, à l’occasion de la fête du travail. Le Premier ministre Hun Sen devrait d’ailleurs embarquer ce samedi à bord du wagon réservé par le passé au roi Sihanouk.

Le Palais a d’ailleurs tenu à rappeler pour la circonstance l’historique de la création de cette ligne de chemin de fer.

D’une longueur totale de 266 km, elle a été construite sous le régime Sangkum Reastr Niyum du Roi-Père défunt. La construction de ces chemins de fer a été divisée en trois étapes: Phnom Penh-Takéo, un tronçon de 75 km, construit de 1960 à 1966; Takéo-Kâmpôt ,92 km aménagés de 1966 à 1967; et enfin 99 km de Kâmpôt-Preah Sihanouk, édifiés de 1967 à 1969.

L’autre ligne, actuellement toujours en voie de réfection, dessert le nord- ouest du Cambodge, de Phnom Penh à Poïpet. Longue de 385 km elle a été construite à l’époque coloniale. La première partie, de Phnom Penh à Pursat de 166 km, a été construite de 1929 à 1931, puis de Pursat à Mongkul Borei de 164 km, de 1931 à 1933, et la dernière partie, de Mongkul Borei à Poïpet de 55 km, de 1933 à 1942.

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Ce week-end le service sera assuré du samedi 30 avril au lundi 2 mai inclus. Les autres week-ends, les trains circuleront du vendredi au dimanche. Deux arrêts sont prévus, à Takeo puis à Kâmpôt, avec terminus à Sihanoukville, pour un prix de 4 à 6 $ selon la destination. L’un des wagons est ventilé tandis que l’autre bénéficie de l’air conditionné. Pas un luxe compte tenu de la chaleur intenable qui règne sur le pays.

Krystel Maurice