Angkor: le temple de Bakong, sorti du néant

Ecrit par: Krystel MAURICE

A Angkor, Bakong est le plus intéressant des temples du groupe de Rolûos. Construit en 881 par Indravarman I et dédié à Shiva, il était totalement détruit lorsqu’il fût dégagé par Henri Marchal en 1936. De ses constructions de grès, remaniées  et rasées durant des siècles, ne subsistaient que des blocs de pierres disséminés. A la différence des autres temples d’Angkor, partiellement en ruines mais debout, Bakong ne formait plus qu’un chaos, dont on ignorait jusqu’au nombre et à la nature des édifices disparus. Une dizaines d’années de travaux dirigés par Maurice Glaize auront été nécessaires pour que le temple sorte enfin du néant.

L’entrée du temple de Bakong, groupe de Rolûos à Angkor. Toutes photos Krystel Maurice

La visite du temple est particulièrement agréable au lever du soleil. En fin d’après-midi, la lumière y est aussi très belle et le temple résonne des cris des enfants qui viennent y jouer. Ci-dessus, la douve située à l’entrée orientale de Bakong.

Vestige d’un gigantesque naga à l’entrée orientale de Bakong.

Bakong, vue du sommet du temple. Au fond à droite, une pagode bouddhiste en activité restaurée ces dernières années.

Premier temple-montagne important, Bakong constituait le principal lieu de culte de la cité. Le site s’étend sur une superfice de 900 m sur 700m.

La pyramide centrale, restaurée en 1930 par l’architecte Maurice Glaize, conservateur des monuments d’Angkor et membre de l’Ecole Française d’Extrême Orient (EFEO). Elle comprend cinq niveaux et est flanquée de huit tours en plus ou moins bon état.

Des lions protègent les escaliers de la tour centrale.

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A chaque coin de la tour centrale, des éléphants regardent vers l’extérieur et veillent sur le temple.

L’une des sculptures de la tour centrale de Bakong.

Ci-dessus et ci-dessous, les tours de briques.


Texte et Photos Krystel Maurice